Jean-Claude REDIEN auteur-compositeur interprète de Chanson française. Il est originaire du Poitou.
 
Discographie
Clémence megalo rosso crise de vers subtil complot

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Album CLÉMENCE à écouter (démo)
Biographie
JC RedienVoici bien un parcours atypique : pas de premiers pas dans un groupe de rock au lycée, pas de connivence au long cours avec un alter ego musical, pas de complicité récurrente…

Jean-Claude Redien avance en solitaire. Le chemin est long. Mais arpenté avec optimisme et enthousiasme. Le chemin est long, du piano « un peu destroy » qui trône dans la maison de Champdeniers, acheté par sa mère au milieu des années 60 quand il n’a que six ans et d’une tante professeur de musique fait réparer, jusqu’au Bosendorfer du plateau du Moulin du Roc abordé à l’automne 1999. La route passe par le jazz, découvert vers onze ans avec Erroll Gardner, joué en trio quelques dix ans plus tard, traversant pour le plaisir les répertoires de Dave Brubeck et d’Oscar Peterson sans jamais les amener jusqu’à la scène.

Le parcours s’autorise des écarts du côté du cirque
Le parcours s’autorise des écarts du côté du cirque : un numéro d’évasion reprit de Géo Forestier, un ami disparu, et la parade avec la troupe des Batteleurs du Donjon. La voie est également tracée par l’émotion littéraire : Baudelaire, Hugo et Bukowski sur la table de nuit. Et bientôt dans le sac, posé sur l’épaule, 900 francs en poche pour découvrir les Etats-Unis. Porte d’entrée Minnéapolis, le jour de Noël 1985, « parce que le billet le moins cher que j’ai trouvé, c’était un Bruxelles-Minnéapolis ! ». Cap à l’ouest. San Francisco, puis Santa Barbara où pendant huit mois il joue en piano-bar enchaînant deux ou trois restaurants par soirée. La route traverse ensuite des années 90 consacrées aux études musicales, à l’écriture et à l’approche de la chanson.

En première partie de Jacques Higelin
Une biographie en forme de puzzle, avec des pièces dont on peut respecter l’absence, d’autres qu’il faut forcer un peu pour qu’elles prennent leur place. Pour se retrouver sur ce fameux plateau, en première partie de Jacques Higelin. Un moment particulier dont le public présent se souvient encore. « Je devais faire vingt minutes, surtout pas plus, j’étais mort de trac. Quand je sors, les gens me rappellent comme des furieux. Higelin était prêt à rentrer mais il me pousse à revenir en me rassurant « le public est pour toi ce soir ». C’est Charles Bugeant, le Charly disquaire à CD Rama, qui est à l’origine de cette aventure. C’est lui qui pousse Jean-Claude Redien à chanter ses chansons, à enregistrer, et passe son disque à un Bernard Bonnet convaincu qui propose la programmation.

concertCe premier et court album sorti au printemps 99, l’est sous le pseudonyme de Pep’s, un surnom qui remonte au collège. Produit sous forme de carte de visite, l’enregistrement révèle cependant un auteur compositeur à l’interprétation à fleur de peau, à la sensibilité près de l’os comme dans le superbe et prenant Tellement t’es bien avec tes notes qui donne son nom au disque. Un an plus tard paraît « Subtil complot », plus conséquent, à l’esprit toujours très dépouillé malgré les interventions ponctuelles d’un percussionniste. Malgré le fait qu’il s’en défende, la « manière Higelin » est perceptible dès Psycho, un premier titre dont l’attaque du piano et le vocabulaire évoquent un certain Champagne.

Ce sont surtout dans les ballades que Redien installe son personnage
: J’veux pas mourir ici aux effluves de Charlebois, Les Infidèles, belle poésie à la progression harmonique majestueuse, L’incontournable, valse lente à la morale implacable : « Pour moi, l’amour est une passion ». Un vrai travail sur les mots : « Ce que j’aime, c’est l’écriture. Je ne suis pas un mélodiste, plutôt un « harmoniste » ; je travaille la mélodie plus que je ne la compose ». Et puis, il y a la voix, bien sûr, ce que l’on reçoit d’abord, ce feulement voilé qui permet de le reconnaître aux premières notes, des intonations et un phrasé un peu affectés qui ne sont qu’à lui. Une voix qui charrie et roule des graviers comme une rivière mal contenue.

JC RedienJean-Claude Redien est de fait assez rare en scène. Quelques dates parisiennes dans des cabarets comme le Connétable et l’Orient-Express, un passage remarqué à Salut l’artiste, la scène du Futuroscope dirigée par le Bourgeois de La Madrague… Il revient au Moulin du Roc, d’abord en 2001, puis en 2004 avec un répertoire tout neuf aux couleurs toniques et optimistes, chargé d’émotion et de chaleur, nourri de jazz et de boogie aux basses frappées. Après avoir « vu le monde qui danse et tapé au carreau », Redien s’affiche « résolument optimiste pour l’avenir ». Lui, il parle de celui de nos enfants. Moi, je pense surtout à cette silhouette noire qui sur scène se livre sans retenue.

Extrait de la biographie de JCR, tiré du livre de "MICROFAUNES" de Philippe GUILLEMOTEAU, éd. Patrimoines et Médias
 
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